Instaurons un salaire maximum pour les patrons des grandes entreprises qui reçoivent l'aide de l'État!

L’argent public devrait servir à créer des bons emplois, pas à enrichir personnellement les patrons du Québec Inc.

Dans un premier mandat, un gouvernement solidaire travaillera à réduire les inégalités en empêchant les hauts dirigeants des entreprises recevant un appui de l’État de se voter des salaires indécents.

Lier la rémunération des patrons à celle de leurs employés, un choix responsable

Chaque entente d'investissement, de prêt ou de subvention de l’État sera conditionnelle à la clause Bombardier: les dirigeants des entreprises recevant des fonds publics ne pourront gagner plus de trente fois le salaire de leurs employé.e.s les moins bien payé.e.s. Cette clause ne s'applique pas aux crédits d'impôt ni à l'attribution des contrats publics. 


Cette mesure vise à limiter le salaire des dirigeants d’entreprises qui reçoivent de l’aide de l’État afin que leur rémunération totale ne puisse être plus de 30 fois supérieure à celle de la personne ayant le plus bas salaire au sein de l’entreprise.


Québec solidaire s'engage également à limiter les salaires des hauts dirigeants du secteur public et parapublic, y compris Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec, en appliquant un ratio 1 : 10.


Nous souhaitons diminuer les inégalités de richesse, inciter les entrepreneurs à bonifier les salaires des petits employé.e.s et nous assurer que l’argent public soit bien investi.

  • L’aide financière octroyée aux entreprises par un gouvernement solidaire sera conditionnelle à ce que le salaire des dirigeants de ces entreprises ne soit pas plus de 30 fois supérieur au salaire de l’employé.e le moins bien payé.
  • La bonification de la rémunération des dirigeants d'entreprises bénéficiant du soutien de l'État sera donc liée à la bonification du salaire de ses employés.e.s.
  • Toute entreprise québécoise cotée en bourse devra publier le ratio entre le salaire le plus élevé et le plus bas dans son rapport annuel. Les États-Unis ont mis en place une mesure similaire en 2017.
  • L’application de cette mesure se fera progressivement, à la mesure du renouvellement des appuis de l’État.
  • Un ratio 1 : 10 sera appliqué dans le secteur public et parapublic. 

Quels impacts pour les grandes entreprises et leurs dirigeants ?

BOMBARDIER
La rémunération d’Alain Bellemare, président de Bombardier, est de 12,57 millions $, soit 335 fois le salaire de leur employé.e le ou la moins bien payé.e. En appliquant le ratio 1:30, il gagnerait 1,1 million $. C’est un salaire tout à fait raisonnable pour le chef d'une entreprise abonnée aux subventions publiques! 


SNC-LAVALIN

En 2017, la Caisse de dépôt et placement a prêté 1,9 milliard $ à SNC-Lavalin afin qu’elle achète les actions de WS Atkins, une importante firme britannique d’ingénierie. En 2016, le PDG de SNC-Lavalin a gagné 6,4 millions $.


HYDRO-QUÉBEC

La rémunération du grand patron d’Hydro-Québec, Éric Martel, a explosé de 26% en 2017. Il a eu droit à un salaire de base de 543 559 $ et à des bonis de performance de 258 838 $. L'ex-PDG d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, continue de toucher une rente indexée de près d'un demi-million de $!

Trois exemples d'entreprises touchées par le plan solidaire 

« Nous envoyons un message clair aux grands patrons du Québec inc: l’argent public doit servir à créer de bons emplois, pas à vous enrichir personnellement. Si vous voulez obtenir l’aide de l’État et augmenter vos salaires, vous devrez augmenter ceux de vos employé.es. »

Gabriel Nadeau-Dubois

Député de Gouin

Qu’entendez-vous par soutien de l’État?

Par soutien de l’État, nous entendons des investissements, des prêts, des subventions et des tarifs préférentiels, comme pour l’électricité. Notre mesure ne s'applique pas aux crédits d’impôt ni à l'attribution des contrats publics.

Questions fréquentes

Que va-t-il se passer avec les entreprises recevant déjà le soutien de l’État?

Cette nouvelle règle s’appliquera à toutes les nouvelles subventions ou investissements ou à tout renouvèlement de précédents engagements gouvernementaux.

Est-ce que ça va toucher les investissements de la Caisse de dépôt et de placement ?

La Caisse de dépôt et de placement a un double mandat : un mandat de rendement, et un mandat de développement économique. Notre mesure s'applique aux investissements faits sur le sol du Québec.

N’allez-vous pas nous priver des meilleurs dirigeants d’entreprises privées et publiques?

Non. Tout d’abord, personne n’oblige les entreprises à demander du soutien de l’État, peu importe la forme qu’il prend. Si les dirigeants croient qu’il est légitime pour eux de se rémunérer plus de 30 fois le salaire de leur employé.e le moins payé, ils pourront le faire, mais sans l’argent de la population.


Qui dit très haute rémunération ne veut pas nécessairement dire meilleurs rendements. En fait, les études tendent même à démontrer une absence de relation – ou même des relations inverses! - entre la rémunération et le rendement de l’entreprise.


Si cette personne paie ses employé.e.s 15$ l’heure, elle pourra gagner 930 000$ par année. Que la personne qui croit ne pas pouvoir bien vivre avec une telle somme se lève et explique à la population québécoise pourquoi elle a besoin du soutien de l'État.

VOUS AVEZ UNE QUESTION?

Québec solidaire est disponible pour répondre à vos questions sur Facebook Messenger! Cliquez sur le bouton pour nous envoyer un message 👇