RUBA GHAZAL

Québec solidaire

La relève solidaire

dans Mercier

« C'est une lourde responsabilité de porter les couleurs de Québec solidaire dans Mercier, j'en suis consciente: c'est les gens d'ici qui ont élu le premier solidaire. Amir a passé les 10 dernières années au service des gens de Mercier. Il a gagné leur respect parce qu'il faisait de la politique autrement, par conviction plutôt que par calcul. C'est cette politique sincère qui m'a convaincu, aujourd'hui, de répondre à l'appel du service public avec Québec solidaire. Je veux poursuivre son travail sans me priver de frayer notre propre chemin! » 


- Ruba Ghazal 

Il y a quelques mois, j’ai reçu un appel d’Amir Khadir pour m’annoncer deux choses :


La première chose est qu'il ne se représenterait pas aux élections de 2018;


La deuxième chose est qu’il aimerait que je devienne la candidate solidaire ici, chez moi, dans Mercier.


J’ai été sous le choc d’apprendre qu’il ne se représentait pas, comme vous l’avez tous été vendredi. Amir, n’est pas un politicien comme les autres, il a littéralement marqué le paysage politique québécois et notre imaginaire.

L'appel d'Amir est venu répondre à un autre appel que je porte en moi: celui, irrésistible, du service public.

Depuis 15 ans, j'œuvre dans le monde de l'entreprise.


C'est quelque chose que vous n'entendrez pas souvent à Québec solidaire: moi, ce que j'aime, c'est travailler dans les usines, les shops.


Comme celles où j’ai travaillé dans l'industrie manufacturière au sein d’entreprises comme Bombardier, Church & Dwight, et aujourd’hui O-I Canada, un fabricant de contenants de verre qui compte 80 usines à travers le monde, dont l'une a pignon sur rue dans Pointe-Saint-Charles à Montréal.


Les systèmes de gestion ISO, les programmes de prévention, c'est pas sexy, mais c'est ce qui protège notre monde au travail et notre environnement: c'est ce qui prévient la contamination de nos cours d'eau et c'est ce qui nous permet de respirer un air propre.


Voilà ce qui a été mon quotidien sur le plancher des usines comme dans les comités de direction où j’ai siégé: améliorer les pratiques de gestion environnementale et de santé-sécurité, mettre en place des programmes, monter des projets d'investissement... Je suis particulièrement fière de mes bons coups, de ces initiatives qui ont porté fruit.


Mais aujourd'hui, je me rends compte que ce n'est pas suffisant: il faut changer les pratiques à un autre niveau. Cet autre niveau, c'est l'État québécois.


Il n'est arrivé qu'une seule fois dans toute ma carrière de croiser un inspecteur du ministère de l'Environnement du Québec. C’est une réalité qui me fait peur : on est en train de laisser les entreprises appliquer sur une base volontaire les normes que nous nous sommes données collectivement.


L'autorégulation, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas de la faute de mes collègues ou de mes employeurs, c'est de la faute de politiques laxistes qui n'ont ni mordant ni moyens.


La politique, c’est pas juste une affaire de principes. Il faut aussi pouvoir les mettre en action.


Et je suis même une femme d’action et je veux maintenant mettre en action mes principes là où ça compte vraiment: c’est-à-dire à l’Assemblée nationale, qui depuis trop longtemps, est occupée par des gens qui parlent trop, mais agissent peu. Grands parleurs, petits faiseurs.


Le PQ, la CAQ et les Libéraux nous parlent constamment de l'économie et de la dette. Moi je vais vous parler de la seule dette vraiment irréversible, la dette environnementale.


On le sait, on ne peut pas prendre d'entente de remboursement avec la nature. Je suis donc fière de mettre toute mon expérience au service du seul parti qui propose une véritable transition écologique de l’économie.

Je suis féministe, j’ai fait ma place dans un milieu d'hommes et je souhaite que d'autres me suivent.


Je suis Québécoise, enfant de la loi 101 - je suis aussi d'origine palestinienne et ces deux grands peuples auxquels j'appartiens se rejoignent dans leur volonté de déterminer eux-mêmes leur avenir.

Par-dessus tout, je suis solidaire. Je vais être honnête avec vous, je ne serais pas ici devant vous si Québec solidaire n’existait pas.


Je me suis tout de suite sentie chez moi dans ce mouvement parce qu'il ne ressemble à rien d'autre sur la scène politique, parce qu'il carbure à autre chose que le pouvoir de l'argent: il carbure au pouvoir des gens.

Je veux reprendre le flambeau solidaire dans l'enceinte d'une Assemblée nationale qui fait honneur au combat d'Amir, ce combat que j'ai moi-même mené en entreprise: des pratiques éthiques, une politique propre.


En 2008, Mercier a élu le premier député solidaire du paysage politique québécois. Merci pour votre audace.


Ce n'est pas juste un siège à l'Assemblée nationale qu'Amir a gagné: c'est le respect de son monde, de tous ceux et toutes celles qui veulent un autre genre de politique au Québec. 10 ans plus tard, je veux poursuivre son engagement.


Sachant fort bien que personne n'arrivera à chausser les chaussures d'Amir Khadir aussi bien qu'Amir lui-même… je n’ai pas l’intention d’enlever les miennes.


Je vais frayer mon propre chemin.


Il n'y a pas de château fort à Québec solidaire vous le savez bien. La confiance des gens, c'est quelque chose qui se gagne: autant celle des solidaires que des citoyens de Mercier. Je ne tiens rien pour acquis.

Dès aujourd'hui, je vais aller à la rencontre des gens avec Amir à mes côtés. Je ne suis pas encore un visage connu, mais je vous promets qu'après cette campagne à l'investiture, vous allez être fatigués de me voir parce que vous allez me voir partout!


Gens de Mercier, vous avez été les pionniers du projet de société solidaire. Avec votre aide, avec votre appui, je suis convaincue que Mercier pourra, à nouveau, prendre les devants de ce grand et beau mouvement pour reprendre le Québec, notre Québec.

 

- Ruba Ghazal

Ruba Ghazal: une femme d'action

Née à Beyrouth le 6 décembre 1977, Ruba Ghazal détient un BAA en comptabilité de HEC Montréal ainsi qu'une maîtrise en environnement et un certificat en santé et sécurité au travail de l'Université de Sherbrooke. Depuis 15 ans, elle fait carrière dans le monde de l'entreprise manufacturière, occupant des postes de cadre en gestion environnementale et santé et sécurité chez Bombardier, Church & Dwight et d'autres. Elle est actuellement Directrice santé, sécurité et environnement chez O-I, un fabricant de contenants en verre dont l'une des usines a pignon sur rue dans Pointe-Saint-Charles.


Le parcours politique de Ruba Ghazal est intimement lié à Québec solidaire. Elle prend part aux négociations menant à la fondation du parti au milieu des années 2000 et se porte candidate dans la circonscription montréalaise de Laurier-Dorion à deux reprises, en 2007 et 2008. Défenseure de la laïcité ouverte, Mme Ghazal témoigne à la Commission Bouchard-Taylor aux côtés de Françoise David en 2007 et participe à l'ouvrage Le Québec en quête de laïcité sous la direction de Normand Baillargeon et Jean-Marc Piotte. Arrivée au Québec à l'âge de 10 ans, elle grandit dans le golfe Persique, fille d'une famille palestinienne réfugiée: elle témoigne de son expérience de l'immigration dans le documentaire La génération 101 en 2007, date anniversaire de la Charte de la langue française. Elle fonde le Comité citoyen sur le dialogue interculturel de Bordeaux-Cartierville en 2011.

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